Prison Break

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Il se passe toujours le même scenario. « Ah t’as vécu à New York, c’est génial. Mais attend pourquoi t’es rentrée, t’es folle. Ah, pour raisons personnelles ? Je vois, ça sent la rupture sentimentale cette excuse. Tu as toujours ton visa ? Et tu avais toujours ton taf ? Ah bah dis donc ce devait être du sérieux avec ce mec. » Et là tu aimerais bien lui expliquer qu’une rupture sentimentale, ce serait le cadet de tes soucis comparé à l’épreuve traversée l’année dernière. Retour précipité, vie chamboulée, monde effondré. Mais tu connais ce couple d’amis d’amis que depuis deux minutes trente et tu ne peux pas les envoyer chier. Alors tu bois ton Perrier cul sec, et tu t’excuses « Je vais faire pipi, à plus tard ». Au petit coin, tu en profites pour prendre une grande bouffée d’air, aussi nauséabond soit-il, et tu essuies les larmes qui pointaient le bout de leur nez. Et en parlant de nez, cette goutte là, on essuie aussi. Tu ressors des chiottes aussi fraîche qu’une fleur fanée. Ce soir, c’est sûr, tu ne parleras plus de New York. Du moins plus avec des inconnus-en-mode-fans-de. Après tout, y’a d’autres choses à évoquer. Tu viens de prendre une année presque sabbatique. Appelons ça une année sympathique. Loin de la Big Apple et de la routine. Loin du confort et des magazines. Alors parlons plutôt du présent et laissons le passé aux pages de ce blog…

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L’as de trèfle qui pique ton coeur

vday

Aux Etats Unis, Valentin est Valentine. En plein débat sur le mariage pour tous, vous allez me dire, quoi encore ? Un slogan à la Adam et Dave made in America ? « Valentin is my Valentine ! » scandé dans un mégaphone aux couleurs arc-en-ciel. Non. Du tout, je m’explique. Imagine un instant ton pote Dylan, celui qui vit en Illinois ou dans le Massachusetts, celui que quand il parle, tu comprends rien. Imagine ce pauvre Dylan essayer de prononcer Saint Valentin. SAINT VA-LEN-TIN. Impossible pour un Américain. Le poto Corentin en sait quelque chose. Il se fait appeler Frenchy. Bien plus facile à retenir et à articuler. C’est ainsi que notre cher Valentin est devenu Valentine aux U.S, tout simplement parce que nos amis bouffeurs de hamburgers ne savaient pas le dire autrement. Et un peu comme Caroline, Valentine est l’as de trèfle qui pique ton cœur. Et oui, on est le 8, tu n’as pas encore remarqué que la fête des amoureux approche à grands pas ! Bon c’est vrai qu’en France, côté marketing, c’est plus discret qu’à New York. Par contre, l’avantage de la célébrer à NYC cette fameuse Valentine’s day, c’est que comme y’a pas beaucoup d’amour, ni d’amoureux dans la grosse pomme, c’est aussi devenue la fête des amis…

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FRENCH IN THE CITY – Chapitres 1, 2 et 3

1-blog

Un peu de balloons (sympa le nouveau thème du blog ?) et de fiction dans ce monde de brutes… Je prends la plume pour partager avec vous un projet qui me tient à cœur. Bientôt un an que je rédige un roman qui a pour trame de fond New York. C’est que les drôles d’aventures vécues sur place m’ont inspirées bien des mots, des idées, des images. Du coup j’ai écrit l’histoire d’une jeune femme, Lila, qui rêve de New York comme elle respire. Je vais vous la raconter sur le blog, du moins les premiers chapitres (y’en a 35 en tout, ça fait long sinon), le temps que le projet se concrétise. Un peu comme en musique, le livre sortira soit en indé, soit en major, God’s willing. Mais il sortira. Quant à vous messieurs, ne m’en voulez pas. Ce roman a une teinte féminine. C’est ce qu’on appelle de la chick lit’, mais de la chick lit’ cool, de la chick lit’ urbaine. C’est pas girly à souhait, même si y’a du rose autour de l’image au dessus, mais c’est girly un peu. Mesdames et mesdemoiselles, j’espère que vous apprécierez… Mais soyez patientes hein, on installe pas la trame d’un roman aussi vite qu’un post de blog… Bonne lecture, et surtout lecteurs chéris, bonne année pleine de santé et de jolies histoires ! Lire la suite

Les impatriés (la suite)

30 rock

Si vous n’avez pas lu cet article du Monde, faites-le. Il raconte le retour en France compliqué de bon nombre d’expats ; les appelants avec familiarité, « les impats ». Néologisme sympa, mais surtout nécessaire. Et oui, c’est qu’il n’y a pas de mot pour nous désigner, nous, expats’ de retour. L’article est bon, vraiment, et il explique comment on en arrive à se sentir étranger chez soi, le cul entre deux chaises, ici et là-bas. Marion en VO en sait quelque chose, elle vient de se faire licencier à NYC et raconte son aventure avec un réalisme poignant. Retour à la case départ, donc pour beaucoup d’expats. NYC la ville d’adoption, Paris la hometown. Et après ? En quatre ans, j’ai vu tous mes potes ou presque repartir, avec ou sans sourire. « L’important c’est pas la chute, c’est l’atterrissage ». Alors, JFK → CDG, ça se fait sans heurt ? Pas sans stigmate, en tout cas. Lire la suite

Vous York

J’y suis allée sans lire aucune critique. Sans le dire à personne. Parce que dès que je montrais un semblant d’enthousiasme, on me fermait illico la bouche avec un « Mais ça va pas, c’est hyper nullllll ». Ok. Mais les mecs…comment dire…New York c’est la famille. Ça fait partie de moi. J’lui ai donné mon foie, mon cœur et la greffe a pris trois ans. Alors depuis, on est lié à la vie à la mort. Légalement (et c’est une responsabilité de taille), je suis obligée d’aller voir les films français tournés à New York. Genre le Julie Delpy avec Chris Rock je l’ai vu. Bof bof d’ailleurs. Le prochain Klapisch, dont le tournage vient de finir, j’irai direct. Et quand j’ai entendu que Nakache et Bekhti se retrouvaient pour un film sur New York, peu importe la critique, j’achète ! En plus, toutes les beurettes de France et de Navarre (moi y compris) adorent la frimousse de Leïla. On est fières d’elle. L’équation était donc vite résolue. Direction Nous York, embarquement immédiat. Lire la suite

Cette aveuglante absence de lumière

Elle te fait serrer fort ton oreiller avant de dormir, flirte avec tes songes et retarde le réveil. Elle rend chaque silence pesant, fait danser les pensées sombres et courtise la nostalgie. Elle complote avec l’ennui, sème le doute et s’incruste même dans les souvenirs joyeux. Elle débarque en pleine réunion, en plein diner, en plein footing, à l’improviste, toujours, et elle te met à genoux, à terre, à nu. Elle t’enlève le peu de confiance qu’il te reste et te plonge dans le vide. Elle te perce le cœur et te fait regretter ta famille, ta routine, ton pays, tes amis, et même tes ex et tes ennemis. Quand la solitude new-yorkaise s’abat sur toi comme un vautour sur sa proie, la tac-tic c’est l’attaque. Pas le choix. C’est dur, oui, mais si tu relèves pas la tête, tu risques de passer à côté de la chance de ta vie à cause d’un vague à l’âme lâche, mou, éphémère. Et quand tu viens vivre seul dans la ville la plus peuplée des States, miss solitude te fait forcement payer le prix fort à ton arrivée. Lire la suite

Something New

"Za-bi-hall?!". J’écarquille un peu plus les yeux. Elle vient de répéter cette combinaison mystère déjà deux fois et j’ai beau chercher, j’comprends pas. "Zabihall like…what?". Elle me regarde avec mépris. Pas moi, j’suis cool. Je prends même mon air touchée, comme le Chat Potté dans Shrek… Ses faux-cils épais, ses ongles tricolores, sa bouche rose bonbon et ses cheveux blonds et rouges contrastent avec sa tenue. Elle a un uniforme bien trop grand pour elle, en coton bleu marine et une casquette rouge qui penche sur le côté droit. Cette femme est un arc-en-ciel. Je suis fascinée. "Mam’ u holding the line, anything else?" "No that will be all thanks". Et là je réalise que depuis taleur elle me dit "that’d be all / zabihall" avec son-accent-du-sud-y’all. Damn. Quelques minutes plus tard, sa collègue crie ‘Number 61′. Je me manifeste. Elle me tend un sac en papier tout chaud contenant un Filet-O-Fish, une frite, qui s’avérera très salée, une sauce barbecue, obtenue gratuitement puis elle se retourne pour attraper un ice tea gigantesque dans un gobelet aux couleurs des Saints, l’équipe locale de foot… Je sors du McDo de Canal street, contemplant cette boisson qui, a elle seule étancherait la soif de tous les habitants de la Louisiane. Car oui… Vous l’aurez deviné… Me voilà au pays des beignets, de Mardi Gras et des ouragans… Cette ville fascinante que je surnommerai désormais la Nouvelle "za-bi-hall" Orléans. Boom !

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New York sauce chinoise

- Et si j’étais une couleur ? Me glisse-t-il à l’oreille…
- Tu serais marron, gros.
Bah oui. Tu sais en peinture quand tu mélanges toutes les couleurs de la palette, tu obtiens cette espèce de marron moche. Tu peux essayer de le rattraper avec du bleu ou du rouge, mais ça marche pas. Rien à faire, c’est marron. Toi c’est pareil. Tu es de toutes les couleurs, de toutes les origines, donc si tu n’en étais qu’une, tu serais couleur terre. Ou alors, tu serais arc-en-ciel. Mais c’est pas vraiment une couleur. Donc va pour marron… Fais pas la gueule, marron c’est cool, tu voulais que je dise quoi, jaune, sous prétexte que tu as du sang chinois ? Mouais. En parlant de chinoiserie, continuons donc ton portrait. T’as d’autres questions ? Parce que j’ai des réponses… Lire la suite

Me, my camera et les rappeurs

Je vis désormais entre Paris et New York et c’est très bien comme ça. Quand tu vois la mort de près, ça te fait voir la vie différemment. Et avec ces nouvelles lunettes sur le nez, mon cher New York me paraît un peu futile finalement. Pas que Paris soit bien mieux hein, mais sur Paname, y’a la famille. Et ça n’a pas de prix la famille… Ca n’a plus de prix. Alors depuis mon Paris tout gris, je me demande ce que je peux vous raconter de doux sur New York. J’y retourne dans quelques semaines (parce que quand même, dur de vivre sans), et j’ai le syndrome de la page blanche. J’ai l’impression d’avoir tout dit en trois ans, des concerts, aux credit cards en passant par le date, Halloween et cette éternelle love/hate relationship avec la ville… What else !? Bah il reste un p’tit quelque chose que je n’ai jamais raconté et qui rythmait pourtant mes journées… Mon job. Toutes ces années à NYC, j’ai eu un taf hors du commun et pas de tout repos ! J’ai couvert l’actualité musicale (enfin urbaine surtout) pour une chaîne française. Caméra et trépied sous le bras, tu me retrouvais chez Motown, Def Jam, Atlantic, EMI, Jive, à des concerts, des release party, des press day, le micro à la main et le point de ma cam’ sur les stars du moment. Plongée, sans masque, dans l’univers de journaliste du ter’ter au féminin… me, my camera… et les rappeurs. Lire la suite

RECYCLAGE – PS: I Love You


Article publié en juillet 2011, recyclé pour ceux qui sont passés à côté. Ironie du sort, je l’ai quitté après 3 ans de vie commune. Comme quoi…

J’sais plus ou j’ai entendu que l’amour durait 3 ans. Sûrement sur Twitter. Ou dans Glee. Mais si c’est le cas, il nous reste 6 mois de bonheur. Après, ya’pu. Alors il serait peut-être temps qu’on en profite un peu non ? J’te l’accorde, on est loin de nos débuts fougueux. Mais arrêtons de jouer à cache-cache le temps d’une saison. Dans le fond, tu le sais que je t’aime. Et c’est pas parce qu’on se voit moins que mon amour s’altère. Juste…il se moule, s’adapte, s’ajuste. De manière à te coller à la peau sans qu’on transpire à grosses gouttes. Un peu comme mon débardeur bleu Nike Dry Fit. Tu sais celui que j’ai mis pour courir le semi-marathon. Et puis, si t’as l’impression que je prends du recul, c’est que je me protège aussi… Depuis qu’on vit ensemble, tu n’as cessé de me démontrer qu’on ne sait jamais de quoi demain est fait. Alors je vais finir par te prendre au mot. Lire la suite