Ma mer
J’adore la mer. C’est ce que je préfère dans la vie. Elle berce comme personne, calme mieux que le sommeil et apaise tel un baiser. Belle, grande, majestueuse. La mer. Je lui dois tout. Je suis née sur ses bords. Pourtant je ne suis pas Poisson. Mais elle m’a appris à nager. J’me débrouille plutôt bien d’ailleurs maintenant. A la mer, je suis dans mon élément. Et ses vagues qui caressent les pieds sont les plus doux des effleurements. Lorsque le ciel s’y reflète, ses yeux deviennent bleus. Lorsque le soleil la réchauffe, son cœur s’enivre. Et quand elle sourit, tous les fleuves du pays sont irrigués de bonheur. Si la mer disparaît, ça fera un vide effroyable. Si ma mer s’efface, qu’est-ce qu’il reste ? La terre, oui, mais la terre sans la mer, c’est comme mon père sans ma mère. Ça n’a pas de sens. Pourtant on vient de me le dire. La mer va disparaître. Bientôt. Certains spécialistes s’avancent même à dire qu’il lui reste 8 jours. J’ai 8 jours pour me faire à l’idée d’une vie sans mer. Une vie de terre. J’ai du mal. J’ai mal. Sans mer, je serai comme orpheline. Sans mer, la vie ne sera plus bleue. Ni rose. Mais morose. La vie sans elle…
Mais après quoi courent-ils ?
La santé est au rabais à New York. Pour une fois ! Et oui, les dentistes offrent désormais leurs services à -70% sur Groupon et LivingSocial. 69$ pour une consultation, un détartrage et une radio. La classe nan ? Bah non en fait, pas la classe. J’trouve ça vraiment bizarre d’acheter un bon pour une visite chez l’doc comme on achète une mani-pedi en promo. Habituée aux consultations à 22 euros chez le généraliste et aux check-up quasi gratuits de l’hôpital, quand j’ai débarqué à New York, j’ai déchanté. Et pour cause, ceux qui ont vu un doc aux States le savent. Et ils y ont probablement laissé plein de sous. Avoir une bonne assurance santé n’est pas une option. C’est vital ici. On m’a raconté des horreurs sur ces oncles pic’sous du stéthoscope qui t’inventent des cancers à tout va. D’ailleurs, j’me suis arrangée pour pas tomber malade. En trois ans j’ai eu trois rhumes. Et si besoin était de consulter, je le faisais pendant mes séjours en France. Tous les expat’ français font pareil. Alors voilà. J’voulais juste t’informer que désormais à New York, tu peux aller voir le doc avec un bon Groupon. Si c’est pas la preuve que ça tourne pas rond chez eux. Et si seulement y’avait que ça qui allait pas. Lire la suite…
True blood
Tout a commencé par une fenêtre éclairée. Euh, pourquoi la lumière de chez moi est allumée ? Après un voyage de huit heures avec la très peu fameuse compagnie XL Airways, une heure de taxi à travers Brooklyn et un décalage horaire de six heures dans les dents, mon cœur bat la chamade devant cette fenêtre illuminée. Fuck. Pourquoi la lumière de mon appart est allumée alors que j’étais en voyage pendant 3 semaines ? Certes ma proprio m’avait dit qu’elle ferait quelques travaux pendant mon absence mais de là à ce qu’elle soit encore là, à minuit, le jour de mon retour, j’ai des doutes… Je paye le chauffeur, l’arrose d’un bon tip. Il dépose gentiment mes valises sur le trottoir. Dans la pénombre je vois une silhouette titubante venir dans ma direction. Ma proprio. Mais qu’est-ce qu’elle fout là? Elle me dit l’air pas net qu’elle a voulu aller acheter une part de pizza mais c’était fermé. Pas de doute, elle est bourrée. Faut savoir que cette femme de 50 ans est super quand elle est sobre. Mais bourrée, c’est l’horreur. Je lui demande si elle a oublié que je rentrais ce soir, elle me dit non. Puis elle me dit qu’on a un problème. Un GROS problème. Comme si c’était le moment. En ouvrant la porte de l’appart, je vois que la configuration du lieu a changé. Le lit est tourné, il y a un drap sur le sol, la table est poussée. Pourquoi, si elle a ‘un GROS’ problème, elle m’a pas appelée. Elle pue l’alcool et elle parle fort. Je sens que cette soirée n’est pas prête d’être finie… Lire la suite…
Mon livre commencera peut-être ainsi…
I wake up, a ray of light in the left eye, the voice of a steward with a strong American accent in the ears. “Ladies and gentlemen, we begin our descent to JFK airport, please return to your seat and fasten your seatbelt.” I look through the tiny window. We are above the ocean. Then I see a long seashore reminding me of my flights to Nice. My neighbor tells me it is Long Island. At least that’s what I understand from her ‘oh so long’ sentences. She continues to speak and I’m thinking that our English classes in high school don’t prepare us for real conversation. I smile politely and return to my view, watching the world from the sky. We are now over New York. I have butterflies in my stomach. My dream is so close. And I’m happy. I’ve often heard “If you make it here, you can make it anywhere.” We’ll see if it’s true. Lire la suite…
Exercice de style
J’adore apprendre. Je sais ça sonne cliché dit comme ça, mais c’est vrai en fait. J’ai toujours adoré l’école, les documentaires, la lecture, les découvertes, les voyages. J’suis une grande curieuse en quête de toujours plus de connaissances. Depuis cette année je prends des cours du soir à la prestigieuse université de New York NYU (oui, comme dans Gossip Girl). Ils ont des centaines de programmes super originaux, enseignés par des professionnels. En un mot, ça défonce. Depuis que je vis à NYC j’ai toujours voulu aller à la fac, améliorer mon anglais et mettre mon temps au profit d’une cause, d’une passion ou d’une curiosité. Au final j’ai pris des cours de business, d’entertainment, et depuis samedi, je prends des cours d’écriture du voyage. Prometteur n’est-ce pas quand on voit le nom de mon blog. Hum. Notre prof, journaliste gay new-yorkais, a plein de conseils en tous genres… Il a fait le tour du monde et s’est retrouvé dans des contrés improbables. Un livre tout aussi improbable est sorti suite à ses déplacements, Gay Travels in The Muslim World. Oh well. La session ne représente que 12 heures de cours, mais c’est assez pour booster mes pensées et me donner envie de vous raconter ce qu’on y a fait… Lire la suite…
RECYCLAGE : 11 Septembre – 9 ans après…
Je ne suis pas à New York pour les 10 ans, donc pas d’article sur mes impressions… A défaut de regarder toutes les émissions-anniversaire qui vous attendent sur le petit écran dimanche, vous pouvez vous délecter de cet article de terrain écrit l’année dernière….
Deuxième 11 septembre à New York. L’année dernière, Jay-Z avait volé la vedette à la mémoire des Twin Towers en sortant son « Blue Print III » et en donnant un concert au Madison Square Garden retransmis en direct à la télé, avec la crème des artistes du moment. « Empire State Of Mind » battait son plein. On avait une excuse pour faire la fête. Même en jour de deuil. En fait jusqu’à aujourd’hui, je ne m’étais jamais rendu compte de la profondeur de cette désolation nationale. Parce que cette année, pas grand-chose ne peut détourner notre attention de ce jour si spécial à New York. Déjà c’est un samedi donc on bosse pas et fatalement on y pense. Ensuite, y’a tellement de polémiques autour, bah qu’on y pense encore plus, qu’on prend position, qu’on en parle au resto, au café, ou par bbm. J’ai eu pitié pour ce pasteur qui a annoncé vouloir brûler le Coran, ou même pour ce débat autour d’un centre culturel islamique à deux blocks de Ground Zéro, alors qu’il y avait une salle de prière dans les tours, et qu’avant qu’elles disparaissent, personne ne s’en offusquait. Et puis y’a toute cette confusion ambiante sur fond de God Bless America, avec au milieu l’Aid et Shana Tova… Lire la suite…
Irène, la banane du siècle (du moins à NYC)
Dimanche 28 Août 10:00
Par où commencer… CNN en bruit de fond depuis 3 jours. J’ai l’impression de faire une overdose d’Irène sans l’avoir vraiment vue. Avant de rentrer dans le vif du sujet faut que je vous explique le contexte de l’arrivée de cet ouragan… Enfin plutôt que vous compreniez l’état d’esprit des New-yorkais pour mieux appréhender la situation. En même temps j’ai pas envie de mettre tout le monde dans le même sac parce que cette ville est un melting pot difficilement descriptible en quelques lignes. Mais s’il y a bien 3 mots qui la résument, ce sont individualisme, profit et consommation. On vient à NYC pour vivre son rêve, travailler dur, accomplir un but. Résultat ces New-yorkais passagers sont au boulot 15h/24, certains cumulent même plusieurs jobs, et s’ils tiennent le coup plus de quelques années, ils se sentent invincibles…fredonnant Empire State Of Mind « If I can make it here, I can make it anywhere… » En fait, le New-yorkais te le dira pas ouvertement hein, mais il se prend un peu pour un élu… Genre je vis dans la meilleure ville du monde et ça fait de moi quelqu’un d’extraordinaire. Pourtant leur vie n’a rien de bien enviable. Beaucoup vivent en colloc’… A 20, 30, 40 ans. Même s’ils vivent en couple, ils ont des colloc’. Surfaces minuscules, apparts miteux, prix exorbitants… Mais ce n’est pas tout. Comme me l’a dit Madame Lolo un jour, à NYC tu as la même vie qu’un étudiant, tu vis dans une petite chambre, tu vas à la laverie pour ton linge parce que tu n’as pas de machine chez toi, tu manges dehors ou tu commandes à emporter parce que tu ne cuisines pas…. C’est tellement vrai ! Au-delà de cette vie d’ado éternel, plus que tout, le New-yorkais est un enfant gâté. Il a toujours tout à dispo, peu importe l’heure du jour ou de la nuit, y compris le métro qui marche 24h/24. Bref le New-yorkais est un être très souriant en surface, agrémenté d’une once d’arrogance, d’une incapacité à cuisiner, d’une dépendance aux services 24h/24, d’un amour infini pour les iPhones et d’un sentiment indéniable d’indestructibilité. C’est dans ce contexte qu’Irène arrive. Lire la suite…
I was here…
Aller hop un petit report de concert, ça fait longtemps que j’vous ai pas raconté ce qui s’passe le soir à NYC… Et j’en ai vu de jolies choses. Entre autres Alicia Keys au Joe’s pub, la salle de ses débuts et R. Kelly dans le New Jersey pour un show en costard (Mais euh… Arrêtez de parler de sa sex tape !). Ce soir, place à Beyoncé ! Elle a annoncé une série de 4 ‘concerts intimes’ la semaine dernière pour la promo de son nouvel album, 4. J’l’ai déjà vu live à Paris et NYC il y a un moment. Tout comme toutes les autres, Alicia Keys, Rihanna et compagnie. Mais pas une ne lui arrive à la cheville quand il est question de divertir une foule. Pas une. Bref. Billet en vente à 13h mercredi dernier. 13h30 je tente ma chance. 115 doll’ le ticket. Prix moyen des concerts ici, au grand désespoir de ma CB. Avec Beyoncé, je sais que j’en aurais pour mon argent. Il reste des places. Ticketmaster me remercie. Moi j’les maudis. Le lendemain, les news rapportent que l’un des shows a été sold out en 22 secondes. Ce n’était pas celui de dimanche en tout cas. J’sais pas d’où viennent leurs sources. Sûrement une énième légende urbaine la concernant. Billet imprimé. Sourire jusqu’aux oreilles. Je suis officiellement impatiente d’être dimanche soir. Ce qui ne m’est quasi jamais arrivé en fait. Lire la suite…











