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#2 – Street Life

17 juin 2008

Street Art

Street Art

La meilleure façon de découvrir New York, c’est de chausser tes sneaks (enfin, ici ils disent kicks, sneaks, c’est out !), de prendre un plan et de te laisser porter par le flow, au fil des rues, des avenues, des boulevards, de n’écouter que ton intuition… De toute façon, la ville est faite de manière à ce que même un novice ne se perde pas. Les artères sont numérotées, toutes droites, quand tu tournes quatre fois à gauche, bah, t’es au même endroit. Tu rigoles, mais essaye à Paris et tu te retrouves dans un autre arrondissement ! Résultat, en te promenant, sans t’attendre à trouver quoi que ce soit, tu as des surprises à chaque coin de rue. Décryptage.

Gloire à l’art de rue

Faut que tu saches qu’à NY, y’a pas que “temps” qui rime avec “argent”. Y’a aussi “agencement”. Ici, chaque mètre carré est exploité, l’utilisation de l’espace est maximisée et on abuse de la hauteur, sans restriction aucune.

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Conséquence, Manhattan est saturée de buildings et ces buildings sont saturés de gens. Bref, l’espace est une denrée rare et comme les trottoirs sont grands, ce serait trop bête de passer à côté de ces mètres carrés gratuits ! Les rues de NY se transforment donc en théâtre urbain, mettant en scène une infinité de talents, qui cohabitent harmonieusement. Commence donc ton périple par acheter un paquet de “peanuts” grillées à 1$ au vendeur ambulant du coin, tu en auras besoin. Puis continue ta route. À l’ombre d’un arbre, tu peux croiser un joueur de saxo, puis plus loin sur une place, un groupe de danse hip hop, dans la rue, un rappeur veut te faire écouter sa musique, street promo oblige. Un peu plus haut, un graffeur te propose un T-shirt customisé fait sur mesure pour 10$. Certains vont jouer la carte de l’originalité. Comme ce photographe old school qui peut tirer ton portrait avec son appareil des années 30 et te le développer sur place. Mais bon, à 20$ la photo, ça fait chère l’originalité ! Bref, les belles surprises sont multiples, chaque recoin de la ville regorge d’artistes dont l’inspiration première reste la rue. Prolifiques, atypiques, talentueux, ils donnent le sourire. C’est ce qu’on appelle la culture urbaine les amis, parfois on oublie qu’elle prend naissance dans la rue. New York te le rappelle donc gentiment… “Gloire à l’art de rue… “

Culture pub…

Quand toi tu lèves les yeux pour admirer l’originalité d’un de ces buildings de style néo-grec, le publicitaire à côté de toi lève les yeux et n’y voit ni originalité, ni beauté, mais une incroyable plateforme de visibilité pour sa marque de yaourt ! La rue n’inspire pas que les artistes… Non, clairement pas. La rue inspire aussi beaucoup les annonceurs qui poussent la créativité jusqu’au bord du concevable.

Marc Jacob billboard

Rien n’est trop grand, trop cher, trop conceptuel quand il est question de pub à NY, épicentre de la réclame. À la télé, tu te manges pas une, mais 37 pages de publicité toutes les 5 minutes. Et bien dans la rue, c’est pareil, tes yeux sont sollicités par des pubs, des pubs et des pubs. Et comme TOUT est en taille XXL ici (rues, habitants, voitures et menus Big Mac…) la pub doit se mettre à échelle. Tu as donc des affiches monumentales partout. Ce qui fait quand même plaisir, c’est que tu vois que les Américains n’attendent pas de loi sur la discrimination positive pour afficher un Noir, une Asiatique ou une Indienne sur leurs murs. Côté originalité, certaines enseignes sont peintes à la main à même les briques sur des surfaces gigantesques, des bandes-annonces de films sont diffusées dans la rue au niveau des stations de métro, ça clignote, ça défile, ça brille, bienvenue à New York, ville de la consommation. Quant à la culture urbaine, elle a quand même une place de choix. Flavor Flav s’affiche sur les bus pour annoncer sa nouvelle émission, Ashanti s’affiche sur les taxis pour son nouvel album, Vans, Puma, Nike, Phat Farm, Ecko et autres s’affichent…euh…ben partout et le marché semble plutôt bien-portant. En fait, ils sont perspicaces ces cainris, ils ont remarqué que les gens qui aiment la culture urbaine avaient du pouvoir d’achat. Un jour viendra ou la France ouvrira aussi les yeux…

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  1. 25 février 2010 6:49

    Si j’ai bien appris quelques chose au usa c’est que “three right make a left”

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