#6 – And why NY ?

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Pourquoi quand on dit New York, ça donne la chair de poule, une vague de plaisir nous parcourt, les yeux se mettent à pétiller et un « Oh j’adore New York » ou au pire un « Oh j’adore New York, j’y suis jamais allé, mais j’adore. » sort instantanément de notre bouche. En d’autres termes, et pour reprendre la question que soulevait ma copine Sarah au concert de Mos Def après un show mémorable : « Why NY is the shit? » (Être « the shit » veut dire, tu l’auras déduit, être LE truc incontournable, le meilleur, le plus beau, le plus mieux quoi !). Alors pourquoooooiiii ??… Et pourquoi je suis là et j’ai envie d’être nul part ailleurs ?

Si tu comptes bien, on en est à la 6e chronique, ça fait donc 6 semaines que je suis là. À écumer les petits concerts, les boutiques de ouf, découvrir des quartiers qui font tourner la tête et à rencontrer des gens qui sont, soit dit en passant, pas si hard core que ça. Enfin quand on vient de Paris et qu’on sait que faire la gueule et mal parler, c’est l’activité favorite de 80% des gens, les New-yorkais c’est des petits agneaux à côté ! Et puis ils kiffent tellement l’accent français qu’ils ne peuvent que te sourire ! « Oh j’edow Periss, wii wii » (Déchiffrer : Oh, j’adore Paris, oui oui). Va comprendre pourquoi ils te balancent tous un « oui oui » pour te montrer qu’ils maîtrisent le français. Ce qui est marrant c’est que eux pensent que Paris IS the shit et que certains échangeraient volontiers leur Green Card contre un passeport européen… Mais encore une fois, dans la vie on veut toujours ce qu’on n’a pas… Bref, revenons à la principale question : And why N.Y ??!!??

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Déjà je pense sincèrement que les bagels y sont pour quelque chose. Non sérieux tu en as déjà mangé ? Parce que c’est le summum de la gastronomie. A l’occas’ paie toi un bagel cream cheese dans le Marais et fais moi un big up stp. Tout le monde carbure à ça ici. Le matin ils t’enchaînent des assiettes d’affamés ou des sandwich bacon-œufs-patates-huile qui dégouline. La version soft c’est le bagel-cream-cheese, et ça, c’est mortel. (Version immigrée parisienne ça donne bagel Nutella, c’est pas mal bon aussi !) Bref, ça a beau être originaire d’Europe, ici, c’est l’essence du peuple ! Aujourd’hui tu me mets un bagel VS une baguette baguépi je prends le bagel direct, j’ai été convertie !

Non, bon, plus sérieusement, je pense que cette ville a un pouvoir d’attraction tellement fort, et une ouverture d’esprit tellement prononcée que toutes les nationalités peuvent s’y retrouver. Ça devient un peu un « Ok, j’y vais, je vais tenter ma chance. Ça passe ou ça casse. » Et y rester et tellement dur que seuls les meilleurs résistent. Résultat, à force d’être au top pour tout, New York s’est créé une sorte d’aura de réussite. Mini marché a elle toute seule, la ville est un terrain de test pour beaucoup de marques, d’artistes, de concepts, c’est un peu comme le tampon « vu à la télé » que tu vois sur certaines pubs. Ça crédibilise. Si ça marche à NY c’est pareil, ça garantie un niveau minimum de qualité ! Et quand les new-yorkais aiment, ils ne font pas semblant !

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Musicalement parlant, New York est aussi vraiment ouf. Feist était en concert à Prospect Park (Brooklyn) la semaine dernière, on avait aussi le Brooklyn Hip Hop Festival ce week-end (KRS-One, Premier, et autres artistes plus underground, normal, en extérieur, près du pont de BK) et tout l’été se produisent des artistes à Central Park pour des concerts gratuits (genre Santogold, José James, Janelle Monae, Osunlade ), tu as aussi le Rock The Bells avec A Tribe Called Quest, Nas, Mos Def et autres monuments hip hop sur scène début août. Et enfin, tu peux aussi aller voir des gars comme Eric Roberson ou Dwele pour 10$, un soir de semaine ! Ça semble irréel…mais c’est le quotidien new-yorkais.

Et puis cerise sur le gâteau, NY est, comme tu le sais, sur la côte et qui dit côte dit mer, qui dit mer dit plage et soleil, bronzette, coquillages et crustacés. Mais dans ma tête NY c’était tellement busy que les gens n’avaient pas le temps pour ça. Et bien non ! Samedi, week-end à la mer, train (équivalent de notre RER) bondé de gens en havaïanas-paréo-sac-à-dos. 30 minutes plus tard, on est à la plage. Truc de fou.

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De Manhattan à Long Beach, il ne faut que quelques instants pour passer d’un univers saturé de gens et de pub à un mini village de vacances où tu bois des smoothies banane-fraise pour que dalle et ou tu te prends autant la tête qu’à Hammamet en plein mois d’août, genre…
« hummmmm…ça va ? …mouuuaaiis et toi ? Traannnqqquuiiilllleee ». Bref ça change ! Pour que tu réalises, imagine, c’est comme si tu faisais un Châtelet-Saint-Denis en RER B sauf qu’au lieu d’arriver aux Francs-Moisins, tu arrives à Deauville. Ça l’fait non ?

Bon, la question Why NY ? est quasi inexplicable, mais à force de tirer tout vers le haut, c’est toute la ville qui s’élève chaque fois un peu plus dans nos esprits. La meilleure des solutions est encore de venir y faire un tour pour le réaliser soi-même. Au fait, après 6 semaines, je ne m’émerveille plus aussi facilement devant la moindre curiosité américaine, voire je deviens impassible face aux vendeurs de cacahuètes grillés et de hot dogs halal. Alors stp, s’il y a un sujet que tu aimerais que j’aborde, genre, les rats dans le métro, l’expo Super Heroes du MET ou la bouffe Soul Food à Harlem, envoie-moi un email, j’ai besoin de ton avis pour rafraîchir mon inspiration. Aller, cheers !

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