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J’aime le nouveau Disney – La Princesse et la Grenouille

7 décembre 2009

Yeahhh ! J’ai vu le nouveau Disney. “The Princess & The Frog”. Oui oui, celui où enfin, la princesse est noire ! Bah ça faisait un moment qu’on l’attendait et il était temps que la roue tourne quoi. Après l’Asiat’, la Reubeu, l’Indienne et la Sirène, fallait bien une Renoi pour représenter la diversité de notre monde ! Par contre, au plus sa sortie approche, au plus les détracteurs sortent leurs griffes. « Il semble plus facile d’être vert que d’être noir dans ce dessin animé. » C’est ce qu’une journaliste aigrie du “Village Voice” a écrit. Moi je n’irai pas jusque-là mais on s’attend à voir une princesse noire, et c’est vrai que c’est un peu une mascarade. En même temps, le film ne défend pas une cause et n’a de compte à rendre à personne. A défaut, moi je vous rends les miens…

Mise en condition… J’ai vu la pub de “The Princess & The Frog” pendant que je regardais l’une de mes obscures séries girly dont je tairai le nom. (Bon ok. “Ugly Betty”) Mais je suivais la sortie de ce nouveau Disney de près parce que j’adooooore les dessins animés. Naïvement j’me suis dit, attends on est à New York, j’suis sûre qu’il doit y avoir des avants premières. Bingo. Ça passait sur la 52ème, alors que la sortie officielle est vendredi prochain. J’m’y pointe le lendemain croyant que c’était un ciné normal. Que nenni. C’était « une séance exclusive, dans un super ciné, bla bla bla et puis y’a une rencontre avec les princesses et tout et tout ». Bref, j’ai pas trop écouté ce que le vendeur m’a dit. Tout ce que j’ai retenu, c’est que la séance de 16h était complète depuis des semaines. Sauf si je voulais payer $50. Il ne restait que quelques place à 30 dollars le soir. FUCK ! Ils sont sérieux là ? Moi j’étais trop dans un “The Princess & The Frog” mood quoi. Alors en grosse victime de la consommation j’ai acheté un billet à $30 pour la séance de 21h30. (Ça va, 20 euros, respire. J’suis sûre tu l’aurais fait aussi) En partant je croise un groupe : 2 mamans, 4 enfants. Manifestement, vu la tenue des p’tites filles –robes et tout le toutime- elles avaient payé pour l’exclusive package soit 50 doll par tête. En gros, $300 la projection. Sympa Disney, et abordable qui plus est !

J’y suis donc retournée le soir, et j’ai senti l’apitoiement du contrôleur de tickets lorsque qu’il m’a vu toute seule. J’ai fait comme la meuf dans le clip de Ne-Yo, “Miss Independant”, j’ai marché genre sûre de moi en tendant mon ticket, dégageant le message “oui je vais voir des dessins animés seule, et alors ?” J’avoue que j’me suis trouvée un peu pathétique. Mais bon, j’assume. J’assume ? Oui, une fois les premières minutes lancées, j’ai assumé !

La jolie Tiana vit à la Nouvelle-Orléans. Oui oui, cette même ville qui a vu naître Lil Wayne et qui a été dévastée par Katrina. L’histoire se passe au début des années 1900 puis quand Tiana est adulte, dans les années 20. Tu l’auras compris on est en plein dans les lois Jim Crow ségrégationnistes mais Disney ne les évoque pas…du tout. Tout le monde est heureux avec tout le monde. Blancs, Noirs, riches, pauvres. L’innocence des dessins animés quoi ! Tiana est une jeune fille très terre à terre, avec une mèche bouclée comme Michael Jackson sur le front. Elle est entourée d’une maman couturière et d’un papa qui ressemble à Obama avec qui elle partage un rêve : ouvrir un jour son propre restaurant. Car Tiana cuisine depuis qu’elle est très jeune. C’est sa passion. Puis en deux plans trois mouvements, on la retrouve jeune femme, on la voit travailler sans arrêt pour économiser chaque centime qu’elle gagne. Pas d’amis, pas de distraction. Travail travail travail. Et en fond musical, tu as un joli refrain qui dit « Dreams do come true in New Orleans ». D’avance, tu sais que son rêve se réalisera. (Sans vouloir plomber l’ambiance hein !).

Roulement de tambours, le prince Naveen fait son entrée dans le film. Il est super beau gosse, métisse, originaire d’un pays d’Europe qui n’existe pas, la Maldonie. Remix de Moldavie et Madonna. Ça doit être un peu l’Italie quoi. En tout cas, il est clairement bronzé : un citoyen du monde very sexy aux origines indéterminées. Alors ensuite j’rentre pas dans les détails parce qu’encore une fois, tu sais d’avance que le beau et la belle vont finir ensemble et avoir beaucoup d’enfants, mais l’intérêt réside dans leur aventure. Et là, Ron Clements et John Musker, les réalisateurs, ont fait fort et nous ont emmené dans un joli conte de fée initiatique où chacun des deux personnages se cherche. Lui : pourri gâté ne sait pas ce qu’il veut. Elle, travailleuse acharnée, ne le sait que trop. Et vu qu’ils vont se retrouver transformés en grenouilles, ils vont avoir le temps de relativiser dans les marais de Louisiane. Nous, ça nous arrange parce que si l’histoire s’était passée pendant 1h30 à la Nouvelle Orléans, pas sûr que ça aurait été aussi glamour.

Alors, au final, kiffe ou foutage de gueule ?

Les foutages de gueules

Le titre : La princesse et la grenouille ? Really ? Oh well. La princesse n’est pas princesse plus de 3 minutes. Elle était bien plus serveuse et grenouille que princesse mais j’imagine que “The Waitress & The Frog” ça faisait pas super rêver pour Noël.

Le racisme : Et bien qui l’eut cru, il y est inexistant. Quel intérêt de faire une princesse noire si c’est pas pour qu’on la voit confrontée à des problèmes de femmes noires des années 1920 qui va les surmonter avec brio. Voilage de face assuré mais que veux-tu. C’est pour maintenir nos bambins dans leurs bulles. A mon sens ça aurait été une occasion parfaite pour sensibiliser les enfants à la stupidité du racisme. Ça aurait été très cliché mais le problème est assez colossal pour saisir les opportunités quand on en a l’occasion. Coche raté.

Les stéréotypes : C’est pas méchant, mais nombreuses critiques laissent penser que le film tend à limiter les ambitions des Afro-américains. Y’a plein de gens qui sont vénères qu’elle soit serveuse, que son rêve soit d’avoir un resto, qu’elle cuisine un Gumbo, qu’elle ait un défrisage et un gros derrière, que… bref. Je pense que le film est sur-pensé, sur-analysé et sur-attendu au tournant. C’est un dessin animé, relaxe. Le message n’est, selon moi pas du tout péjoratif pour aucune des communautés. Juste peut être pour les magiciens vodous quoi.

Les kiffes

Les dessins ! Disney est back dans la 2D. Les dessins nous rappellent les classiques de notre enfance. Le film s’inscrit vraiment dans le même créneau que tous les “Roi Lion”, “Mulan”, “Pocahontas” et “Aladin”. Un petit back to the basic bien apprécié.

La musique ! Le jazz est omniprésent. La période et le lieu collent ! Le jazz est en effet né à la Nouvelle Orléans au début des années 1900. D’ailleurs, tu te doutes bien que notre héroïne chante très aiguë mais très juste. On a donc droit à de jolis morceaux pendant le film. Le pompon reste Ne-Yo qui clôture les 1h30 avec son “Never Knew I Needed”. Yummi !

La féerie ! On va pas faire les mythos. La crise se termine, Noël arrive. On a besoin de rêverie, de magie, de féerie quoi. Bah tu en auras pour ton argent. Y’a des sorciers, un crocodile qui joue de la trompette, une luciole amoureuse d’une étoile qui joue de l’accordéon avec une larve (grandiose !), des méchants pas beaux, des jolies robes, de l’amour, de l’amitié, des miracles, un prince charmant et du “Et ils vécurent heureux et eurent beaucoup d’enfants”. Ah oui y’a même du français ! « Do you agree ? Mais ouiiii ». C’est dit texto ! Bref, tout ce qu’on aime quoi !

Des messages positifs ! Oui, comme d’hab y’a une morale cachée, des messages sous-sous-jacents. Mais là c’est des trucs qui m’ont fait kiffer…parce que c’est des valeurs en lesquelles je crois beaucoup… (Attention, pic émotionnel de la chronique !) Tiana travaille fort, sans se détourner de son but. Et ça prouve que oui, quand on veut, on peut. Le film valorise l’effort, mais aussi l’amitié qui y est très authentique. Charlotte, la meilleure amie de Tiana, très blonde, très riche et très horripilante fera preuve d’affection en mettant son ego de côté à un moment clé. Et puis les phrases à rallonge qui prêchent la bonne parole pullulent. « Dig a little deeper », « dreams do come true »… whatever, whatever.

En bref, moi je suis vendue à la cause des dessins animés anyway. Donc moi je vote pour KIFFE ! Ce conte des temps modernes mêle des éléments qui nous parlent beaucoup plus que “Mulan” ou “Pocahontas” et nous fait rêver pendant quelques heures. Et je veux surtout pas le sur-analyser comme certains feront. Déjà là, l’article fait 3 pages word, j’me dis que j’ai peut être poussé le bouchon un peu trop loin. Mais en vrai, j’ai beaucoup aimé, et je regrette pas mes 30 dollars qui ne m’auraient pas servi à grand chose d’autre à New York. Au cas ou tu l’aurais oublié, la vie y est, comment dire… assez chère… Après la projection j’ai poussé le truc en allant à leur after movie party avec toutes les princesses de Disney qui attendaient les enfants pour faire des photos. J’me suis sentie encore plus pathétique d’aller à ça mais écoute, ça me fait des trucs à vous raconter ! Et puis on a tous un p’tit côté enfantin qui sommeille en nous ! Non ? Mais oui, avoue !

Ne-Yo Never Knew I Needed

7 Commentaires laisser un →
  1. 7 décembre 2009 10:16

    w0of! pas sur que j’irais

  2. 8 décembre 2009 2:58

    Merci pour le spoiler!
    De prime abord çà ne fait pas vraiment rêver mais j’irai le voir.
    J’ai attendu toute ma vie de voir la princesse noire et le prince basané sur fier destrier . Cà arrive un peu trop tard, d’attendre maintenant mes rêves se sont estompés , je fais un job pas très sexy et ne rêve plus qu’à ne pas être à découvert à la fin du mois :) Nan plus sérieusement, j’irai ne serait que pour vivre les kiffs (musique et féerie). D’ailleurs est ce que çà chante beaucoup?

  3. 8 décembre 2009 9:32

    Pas sure que j’aille le voir aussi( d’ailleurs le dernier dessin animé disney que j’ai dû voir doit être le roi lion je crois)

    Ceux qui s’attendaient à une histoire ou il est question de racisme, ségrégation ou je ne sais quoi doivent bien mal connaitre la bande à Mickey.
    C’est pas trop le style de la maison, il leur arrivent d’abordé certains sujets sensible lorsque les protagonistes sont des animaux. Ca passe mieux et c’est moins risqué, mais là vu qu’il s’agit “d’Homme” ils vont pas trop se mouiller car le monde de Disney c’est le rêve, c’est la magie, c’est beau et on évite si possible les sujets qui fachent.
    A la limite le fait que l’héroïne soit noire est anecdotique dans le scénario, elle aurait été blanche, jaune, rouge on aurait eu droit à la même soupe sauf que sur ce coup ils ont en bonus un buzz de fou (1ere princesse noire dans un Disney ça fait forcement jacter) + la sympathie de la communauté renoi, ‘fin bref c’est tout bénef pour leur image.

    Attention je ne leur reproche rien hein, j’ai simplement envie de dire aux voix qui s’élèvent : ils ont leur politique, ils sont là pour faire rêver (et ils le font bien en général), maintenant il ne faut pas s’attendre à autre chose de leur part

  4. 8 décembre 2009 10:05

    T’es nullllllllleeeeeeeeeeeee t’aurais du me callllllllllllllllllllllll!!!!!!!!!!!!!
    Je t’ai vu sur le site concreteloop.com t’as posé ac la princess AHAHAH!!
    bref d’apres ce qu’on m’a dit et tout les debat qu’il y’a eu autour le prince est blanc….
    SOUS ENTENDU(roulement de tambour)
    LA PLACE DE LHOMME NOIR DANS LA SOCIETE
    LA SOUS REPRESENTATION DE LHOMME NOIR
    COMMENT DISNEY CASTRE LHOMME NOIR
    COMMENT “THE MAN” (tu sais tres bien que la premiere fois que tu as entendu “the man a nyc” ca ta plié en 4 parck si cetait pas les black jew ki on prononcé cette “punch line” cetait certainement un clodo) A TOUJOURS LA PLACE DE OUF (il se tappe qd mm “Aunt Jemmina”)
    LA FEMME NOIRE EN OBJET FETISH
    blablablaBLA!
    moi j’aurai quand meme aimé que disney au moins rien que pour moi m’explique 2 ou 3 vrai bails…MS BON!!!

  5. 13 décembre 2009 3:42

    @No’ Sorry… oui j’ai maybe donné plus de détails que j’aurai dû… :-( Mais faut aller le voir quand même! Oui ca chante pas mal et c’est super jazzy!
    @Djeffx Tu peux attendre la sortie DVD sinon! Mais je pense que c’est a voir, ne serait-ce que parce que TOUT le monde va en parler et rien de mieux que de se faire sa propre opinion! Mais oui Disney, c’est de la politique! Mais ils arrivent quand même à nous (me) faire rêver… Et ca les politiques ne le font pas souvent! Cheers
    @free Non c’était pas moi sur concreteloop lol! Oui maintenant que tu le dis, j’imagine trop les gens se fâcher sur la place dans la société de l’homme Noir. A voir, maintenant c’est sorti partout aux US. Tu me diras ce que tu en as pensé!

  6. 15 décembre 2009 12:29

    j’ai hate de le voir pour mieux critiquer…that’s all I have to say! Mais je suis certaine que je vais kiffer aussi…girly girly can never hate princess stories!! hein Princess?

  7. 9 février 2010 3:12

    Pour l’idée de la princesse noire il y a aussi Jasmine (Aladdin)

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