Empire State Of Mind

Parfois il te faut des chansons pour te faire ressentir les choses. Et à un moment où New York me semblait un peu popote et plus trop excitant, j’ai entendu la « Part. II » du gros tube de Jay-Z et Alicia Keys « Empire State of Mind ». Kiffe musical de prime abord. Puis les paroles m’ont ouvert les yeux « Putain mais New York quoi ! New Yoooooorrrk New York New York… Bon maintenant sort de ton hibernation prématurée Travelin’ Girl et va kiffer malgré les -10° sur les merveilles de cette ville. » Voilà c’que la chanson a suggéré. Et moi j’ai dit OK. Alors merci Alicia, une jolie voix, des lyrics qui te parlent et une douce mélodie, parfois il en faut peu pour une réconciliation hivernale…

Alicia Keys c’est l’artiste new-yorkaise par excellence. Et elle la revendique haut et fort, son appartenance à la Grosse Pomme. Pour la sortie de son 4ème album, elle a encore fait les choses en grand en s’associant avec celui qui a mis le monde dans sa poche depuis le 11 septembre dernier… j’ai nommé Jay-Z. Leur single « Empire State of Mind » était sur tous les écrans, radios, bouches, voitures, émissions, iPod. Et la version d’Alicia en solo fait rêver. Pour info, si t’es en galère d’idée de cadeau de Noël, son nouvel album est un must. J’vois déjà les puristes soulful se lever et quitter la salle en criant au blasphème, dû au déni de la soul pour la pop. Moi j’dis NON ! La meuf avance avec son temps. Alors même si on est loin de sa soul originelle, respire, écoute, et mets tes principes de soul addict de côté. Y’a du bon dans la musique populaire, oui monsieur ! Et vu qu’elle met à l’honneur New York, j’ai été inspirée par ses bonnes vibes pour te présenter ce morceau, te le traduire (sans mot verlan) et te le commenter avec mes remarques de New-Yorkaise en herbe au cœur encore bien attaché à la France. Please appuie sur play en lisant l’article. Et chante si tu veux…

Alicia Keys -Empire State Of Mind, Part II 

Grew up in a town that is famous as the place of movie scenes
Noise is always loud, there are sirens all around and the streets are mean
If I can make it here, I can make it anywhere, that’s what they say
Seeing my face in lights or my name in marquees found down on Broadway

J’ai grandi dans une ville aussi mythique que des scènes de ciné
Le bruit y est toujours fort, les sirènes crient dans tous les sens et les rues sont dangereuses
Si je peux réussir ici, je peux réussir n’importe ou, c’est ce qu’ils disent
Je vois mon visage en lumière ou mon nom à l’affiche sur Broawdway

Bon si t’es passé par la case Paris, grosso modo, on sait de quoi elle parle : Quartiers mythiques, bruit, sirènes. Ok. Mais j’avoue que version New York c’est plus hardcore. Les sirènes des ambulances américaines sont faites pour les sourds. Sensible du coeur, s’abstenir. Le truc fait un boucan monstre. Ça me fait limite peur quand j’en entends une passer. Quant à la réussite à New York, c’est vrai qu’y faire son trou est tellement difficile, qu’après ça, jackpot, tu peux aller ou tu veux, rien ne te fera peur.

Even if it ain’t all it seems, I got a pocket full of dreams
Baby, I’m from New York
Concrete jungle where dreams are made of
There’s nothing you can’t do Now you’re in New York
These streets will make you feel brand new
Big lights will inspire you
Hear it for New York, New York, New Yoooork!

Même si tout n’est pas comme il y paraît, j’ai des rêves plein la tête
Baby j’viens de New York
Jungle de béton qui alimente les rêves
Rien n’y est impossible. Car tu es à New York
Ses rues t’feront te sentir tout neuf
Ses lumières t’inspireront
Big up à New York, New York, New Yoooooork

Là, on retombe encore dans la vérité générale dont je vous ai parlé : New York, c’est pas la fête au village. Y vivre, c’est pas endosser la vie de Carrie Bradshaw ou de Blaire Waldorf (ou Batman, si les 2 noms précédents ne te sont pas familiers). C’est dur ! Mais l’avantage, c’est que si tu t’accroches, tes rêves se réaliseront. Parce que OUI, à NY, rien n’y est possible facilement, mais l’avantage, c’est que rien n’y est impossible non plus. C’est assez motivant même ! Mais épuisant comme tu l’imagines. Et OUI à 100% pour l’inspiration. Sans NYC, j’aurais pas toutes ces histoires à raconter. En plus de 20 ans à Paris, j’ai jamais eu envie d’écrire comme je l’ai aujourd’hui après 1 an à New York. C’est dire ! New York, c’est un révélateur de goût, d’envie, d’aptitude et de capacité. Euh, mais attention, on n’y gagne pas à tous les coups !

On the avenue, there ain’t never a curfew, ladies work so hard
Such a melting pot, on the corner selling rock, preachers pray to God
Hail a gypsy cab, takes me down from Harlem to the Brooklyn Bridge
Some will sleep tonight with a hunger for more than an empty fridge

Dans la rue il n’y a jamais de couvre-feu, les femmes y travaillent si dur
Énormemelting pot, au coin de la rue on vend d’la drogue, et des prêtres prient
J’hèle un taxi, il me descend d’Harlem au Brooklyn Bridge
Certains dormiront ce soir en ayant faim, et pas qu’à cause d’un frigo vide

Pas de couvre feu, non. Je te rappelle que le métro marche 24h/24h. Les gens ont des boulots la journée, mais aussi le soir. Leurs traits sont fatigués et l’activité principale dans le métro…c’est la sieste. NYC épuise, c’est un fait. Quant au melting pot, c’est clair. 40% des gens vivants à New-York sont nés en dehors des États Unis, et la ville est la plus dense du pays. On y trouve de tout. Comme elle le dit, du vice à la spiritualité, de la drogue à la prière, en passant par ce qui te fait kiffer : des cheesecakes, des baskets pas chères, des building de dingue, de l’art partout, du style, de l’exclu, du rêve…
Pour le passage Harlem-Brooklyn, petit rappel, Harlem est un quartier de Manhattan, situé dans le nord au-delà de la 110ème rue pour la west side, et au-delà de la 96ème rue pour l’east side). Brooklyn est plus dans le sud. C’est pas un quartier, c’est un borough (immense qui plus est). Bref, Harlem, Brooklyn Brigde, c’est une bonne trotte, et un bon 50 dollars de taxi. D’autant que le gipsy cab, c’est ceux qui n’ont pas de compteur, les voitures noires, pas jaunes.
Quant à la faim, elle fait référence à l’ambition. Ils ont faim d’accomplir leurs rêves…

I’m gonna make it by any means, I got a pocket full of dreams
Baby, I’m from New York
Concrete jungle where dreams are made of, there’s nothing you can’t do
Now you’re in New York These street will make you feel brand new
Big lights will inspire you
Hear it for New York, New York, New Yoooork!

Je vais y arriver de toute manière, j’ai la tête pleine de rêves
Baby j’viens de New York
Jungle de béton qui alimente les rêves
Rien n’y est impossible. Car tu es à New York
Ses rues t’feront te sentir tout neuf
Ses lumières t’inspireront
Big up à New York, New York, New Yoooooork

One hand in the air for the Big City,
Street lights, big dreams all looking pretty
No place in the world that can compare
Put your lighters in the air, everybody say yeah, yeah, yeah, yeah

Lève la main en l’air pour la Big City
Les lumières, les rêves en grands, tout y est beau
Tu peux pas la comparer à un autre endroit
Mets ton briquet dans les airs, tout le monde dit yeah, yeah, yeah, yeah

Bon, cette partie j’ai pas trop à commenter, si tu veux mettre la main en l’air pour New York, et même allumer ton briquet j’ai rien contre ça. Tu remarqueras que les New-Yorkais sont super fiers de leur ville. Tu les verras easy se balader avec des pulls, des sacs, des bonnets New York… Et non, ce ne sont pas des touristes, j’sais faire la différence ! Ils affichent sans complexe leur ville de coeur. (Nous, en France, moins… J’ai jamais pensé à mettre un t-shirt Paris, même pas pour faire du bricolage quoi. No way !)

In New York
Concrete jungle where dreams are made of
There’s nothing you can’t do
Now you’re in New York
These streets will make you feel brand new
Big lights will inspire you

Hear it for New York, New York, New Yoooork

A New York
Jungle de béton qui alimente les rêves
Rien n’y est impossible. Car tu es à New York
Ses rues t’feront te sentir tout neuf
Ses lumières t’inspireront
Big up à New York, New York, New Yoooooork

Euh, là, c’est le paroxysme de la chanson, tu dois crier ! Si tu n’as pas crié, tu la remets ! Aller hop. Tu peux aussi te regarder le clip avec Jay-Z qui montre de magnifiques plans de New York… Enjoy !

20 réflexions sur “Empire State Of Mind

  1. Je l’écoute en boucle en ce moment et justement je tombe sur ton article… et quel article ! Il donne troooooop envie de débarquer à NYC !!! C’est vrai que la part II a un truc en plus, je meuuurs ! Bref, toujours un plaisir de te lire :)

  2. Ah ça fait un moment qu’il plafonne sur mon compteur de lecture iTunes,
    une vraie bombe ce titre et quel beat !!

    encore bravo pour ta chronique,
    j’ai passé que très peu de temps à NY mais ta définition
    (et celle d’ALICIA) est trop vraie
    j’ai ressentie ce coté catlyseur .. exceptionnel

    seul bémol :

    (Nous, en France, moins… J’ai jamais pensé à mettre un t-shirt Paris, même pas pour faire du bricolage quoi. No way !)

    Nous à Marseille SI !!!

    Yo Vive NYC et Marseille !!! et le bon son !

  3. tu devrais ecrire  »the travelin girl guide » merci infiniment de rappeler que Harlem commence a la 110e!!! le nombre de blaireaux a qui y habitent et disent  »upper west side »..ca me stresse!!!!Columbia etant sur la 116e faut voir la tete des gens quand je dis  »oui oui Columbia est au centre de Harlem » krkrkrk on m’a fait le coup ac BK  »j’habite a Williamsburg » quand en fait c’est beaucoup plus BedStuy ou Flatbush
    Anyway merci pour larticle parce que le froid commencait a congeler mes reves…Sans parler de la 4pm depression quand le soleil se couche….

  4. @free Haha! Excellent, la 4pm depression me touche aussi, qt à Williamsburg, ca fait vraiment loin de Best Stuy. Mais bon, nos chers New Yorkais c’est très forts pour s’inventer des vies! Hein, on est habitué à leur mythologie débordante…
    Moi je dis merci à A. keys de faire que la légende du rêve continue. Mes rêves se gelaient un peu aussi. Mais là c’est reparti pour un tour! Cheers

  5. didn’t I tell you that the 1st time I listened to this song I cried how much I missed the city???
    Everytime I wonder why Im not studying or working there???

  6. dans le plan hymne a NY – il y a deux ans j’ecoutais en boucle « Where it started at » d’Hi Tek avec Raekwon, Papoose, Talib Kweli…

  7. Je kiffe ce morceau, pfff, je l’écoute encore et encore, j’me lasse pas…
    Je préfère la version avec Jay-Z, ou franchement, pourtant je suis pas un fan de JayZ à la base, c’est lui le boss de NY quand même…

  8. Je suis fan absolue de AKeys j’etais dc obligée de lire ton article.
    A la base je kiffais ESOM II , sans plus.
    Et tu sais quoi? Tu m’as fais adorer la chanson :)
    MAGNIFIQUE
    J’aime ton blog, je te fais de la pub sur Twitter héhé

  9. Pingback: Alicia Keys (de dos) au Garden « The Travelin' Girl

  10. Pingback: New York sauce chinoise « The Travelin' Girl

  11. Pingback: New York sauce chinoise - NY French Geek

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