Tu permets ? Je déclare ma flamme à Maxwell…
Heu… d’abord bonne année à tous. Santé et puis plein de bonheur et tout et tout. Et surtout, payez-vous un voyage à New York, ça a le mérite d’être formateur. Alors pour bien commencer 2010, et mettre un digne terme à 2009 je me permets d’honorer l’artiste qui a marqué mon année via un petit pamphlet plein d’amour. J’ai eu la dure mission d’écrire un texte sur Maxwell pour Onlyroove qui listait son top-artistes de 2009. Et comme c’est un mec de Brooklyn et moi aussi, on m’en a confié l’écriture… (Enfin, j’crois que c’est pour ça) Alors, devine qui est #1 du top hein ???
Bon, j’avoue sur ce coup-là, on s’est pas posés trop de questions. Maxwell n°1 du classement, ça coulait de source. Il a fait un come-back qu’on n’attendait plus en sortant en juillet 2009 l’incroyable album BLACKsummers’night, premier volet d’une trilogie musicale intitulée, attention accroche-toi… BLACKSUMMERS’NIGHT ! (Oui, tout est dans la majuscule !) Et on ne pouvait pas rêver meilleur retour après 8 ans d’absence. J’ai d’abord eu un pincement au cœur quand j’ai vu que Maxwell avait coupé ses cheveux, ce superbe afro qui était, avec sa voix de crooner, sa marque de fabrique. Mais après réflexion, le look cheveux courts + costume 3 pièces n’a rien à envier à son pyjama argenté de 1996 (clip : Ascension – Don’t Ever Wonder) ou son ensemble en sky vert bouteille de 1999 (Let’s Not Play The Game). Maxwell a pris de l’âge et tout comme Raphael Saadiq, ce nouveau look propret lui va bien. Si tu trouves que j’insiste sur l’apparence c’est que grosso modo, c’est la seule remarque que j’ai eu à faire au premier abord. Parce que côté musique y’avait rien à critiquer ! BLACKsummers’night est une perle dans un univers de pacotille où la soul se troque contre de la pop fade pour plus de rentabilité. Et Maxwell n’a rien d’un artiste underground qui va prôner la qualité au détriment du succès commercial comme beaucoup doivent faire ! Non ! He got it all, succès et authenticité ! Il a été dans le top des ventes pendant des mois, écoulant plus de 315 000 exemplaires en 1ère semaine aux Etats-Unis soit le score des ventes de [50 Cent + Chris Brown + R.Kelly] réunis. Comme quoi 9 chansons soul peuvent mettre à l’amande des hits pop surfaits. Comme dit Jay-Z « Men lie, women lie, number don’t. » Point.
Un nouveau look, des ventes colossales, mais qu’est-ce qu’on trouve dans cet album qui a marqué 2009 ? Eh ben, on trouve de la Soul. Avec un grand S. Enfin de la new soul ou nusoul si tu préfères. 9 morceaux fluides, qui sont certes différents les uns des autres mais qui font un tout super harmonieux. Harmonieux au point que tu peux mettre l’album en boucle pendant des heures sans te rendre compte qu’il est en repeat. L’opus est aussi une ode au live car même si c’est un album studio, on a l’impression d’être quasi en live tant la place des instruments est importante dans les prods. Parce que c’est ça Maxwell, de la subtilité, de la pertinence et de la musique comme on n’en fait plus beaucoup. Les thèmes abordés sont of course très romantico-passionnés comme Bad Habits, Love You ou Stop The World, mais on n’est pas que dans le lovy dovy, c’est aussi très réaliste… Pretty Wings est une chanson qui raconte une rupture, Cold n’a rien de très chaleureux comme son titre l’indique, Fistful of Tears est le récit du combat d’un couple face à une épreuve, quant à Playing Possum, l’ambiance y est plutôt morbide. Donc l’amour reste le lead, mais ça n’a rien de naïf ou de trop niais, c’est l’amour terre-à-terre qu’il traite. Mais pas que non plus. Maxwell revient aussi en mode engagé pour sauver la Terre (fallait s’en douter, c’est très tendance). Help Somebody est dédié à l’humanité. Ça fait bien remarque, c’est le morceau qu’il chante quand il est invité à des évènements caritatifs genre les “CNN Heroes” organisés il y a quelques mois… Bref. L’opus se termine sur le sublime Phoenix Rise, une instru entraînante un poil électro-funky qui nous rappelle les productions de ses anciens albums.
Alors pourquoi 8 ans d’absence te demandes-tu quand OUI, on est aussi talentueux qu’un Maxwell. Tout simplement parce que l’industrie musicale lui avait filé la gerbe et pour son bien-être, il s’était retiré, passant de la gloire à l’anonymat. Faut dire que sa vie n’a rien d’un long fleuve tranquille et le succès n’est pas vécu par tous de la même manière. Pour revenir en arrière et te présenter le bonhomme, Maxwell, c’est son 2ème prénom. Il est le fils d’une mère haïtienne et d’un père porto-ricain. Son enfance a été difficile parce que ses parents, c’était un peu les Roméo et Juliette du ghetto. Les deux venaient de religions strictes et distinctes et les familles ne voulaient pas qu’ils soient ensemble. Enceinte, sa mère s’installe alors à Brooklyn pour accoucher à l’abri des regards jugeants de sa communauté. En gros, Maxwell est né dans la honte. Il le dit dans son interview avec Giant Magazine « I felt guilty for being born and alive / Je me sentais coupable d’être né et d’être vivant. » Cette situation lui a beaucoup pesé étant petit. Il perd son père alors qu’il a 3 ans, dans un accident d’avion. Il grandit avec sa mère, sa grand-mère et ses oncles. Rien d’easy donc, mais la success-story s’enchaîne malgré tout. Puis, les relations faussées par sa notoriété, sa vie qui filait sans qu’il s’en rende compte, tout ça l’a fait craquer. En fait Maxwell c’est limite un mec trop vrai pour ce monde de paillettes. Alors il a préféré se retirer le temps qu’il fallait pour revenir plus grand, plus fort. « Fuck fame, fame is a moment, music, art, that’s eternal. » Ah bah il a tout compris le mec.
Après s’être donc délecté du 1er volet de sa trilogie, un 2ème volet, blackSUMMERS’night sera dans les bacs dans les deux prochaines années. A priori, ce sera un mix de soul, de gospel et de sons tropicaux/afro-beat. Le 3ème volet blacksummers’NIGHT sera un condensé de slow jams. Et soyez prêts à le voir disparaître encore une fois quelques années. Peut-être même avec un homme. J’vous aurai prévenus…
Aller hop, c’est bien joli les mots mais on veut du son là !
Pretty Wings – 2009
Ascension –Don’t Ever Wonder – 1996
Get To Know Ya – 2001



OHH…j’ai eu BLACKsummers’night sur mon bureau à Trace pendant des mois…J’ai jamais écouté…Mais là, j’ai tellement envie d’aller écouter…
T’es une ouf…comme d’hab, on est à fond dans ton écriture…Enfin en tout cas moi lol…J’aime trop parler comme si je représentais toute une communauté lol…
Ce blog…est soooo freshhhh!
J’avoue que tu fais une bonne promotion, tu dois être convaincante comme fille dans la vie de tous les jours …
J’étais resté aux vieux albums de Maxwell, mais pour la peine, je vais l’écouter dans la voiture en allant au taf…
putain tes revenue de tizi ouzou! jy croyais plus lol! jai souffert sans toi , jai meme failli arreter de manger du porc!
bref t’es back faut qu’on se voit BONNE ANNEE!!
frida
@Ekila No way! Une chanteuse se DOIT d’écouter l’album! File l’acheter madame et merci pour les gentils mots!
@Jiache je suis pas convaincante plus que ca, mais quand j’aime, J’AIME! Ahah!
@free yeah! Tu es de retour! Free pour Frida? J’avais pas pensé que ton nickname était lié à ton first name! Boonnneee année à Harlem t’as vu! J’ai souffert aussi sans tes commentaires qui me font rire! C’était dur!
sometimes I say ”f-r-i-d-a” and then I get the ”what what?” so I say ”its like friday without the -y” and the when I get people to think that I was named after a day of the week… I do the James Bond/P Diddy thing ”My name is Frida but I go by the name of Free” Im a free spirit anyway
deja contrairement a toi jetais pas partie!
j’ai pas du tout accroche avec cet album et dieu sait que j aime la bonne soul! Mais a te lire j ai l impression d’être passe a cote de quelque chose…Je vais lui donner une autre chance a cet album lool
bonne année a Harlem, la ou les gens ont un cœur énorme!
Bon bah j’ai écouté, et franchement, j’ai kiffé. Surtout que y a pas mal de midtempos, pas trop de trucs endormants, et la seule critique pour moi, c’est que c’est trop court putain !!!
Gracie Mille
Je vais en profiter pour donner mes ptites impressions:
Pareil pour moi, je l’ai pas encore écouté, mais t’es comme t’es grave convainquante, et que la plupart du temps
t’as de bons gouts (lol enfin bon seon moi!) je vais me dépécher d’écouter ca! (D’ailleurs le dernier Ryan Leslie est tro daaaar!)
Par contre, je sais pas ce que t’as pensé de l’album d’Alicia Keys que tu avais conseillé lol… mais perso, elle me déçoit, a part quelques (peu, très peu nombreux.. “unthinkable” se démarque bien) morceaux, il est vraiment trop formaté pop format teenager pour passer en boucle à la radio.
Pourtant je ne suis pas une “souladdictélitiste” lol je kiff aussi certains sons pop ou commerciaux, mais la nan, alicia vaut vraiment mieux que ça (d’ailleurs je m’étais dit la même chose pour l’album précédent..)
Thanks pour ces chroniques!!!
En attendant d’mettre enfin les pieds à NY!!!
Et bonne année!
@Frida: Quand on se rencontrera, j’exige d’avoir le ”My name is Frida but I go by the name of Free” Im a free spirit anyway”!
@Sam, alors, tu as réécouté? Let me know
@Jiache Yeahhh! Bravo, contente que tu ais aimé!
@Marieg Ecoute le à l’occaz, vraiment cool! Pour A.Keys, c’est celui que j’aime le moins des 4, mais elle m’a quand même fait plaisir avec Un-thinkable, Distance and Time, même This Bed. Certains sons sont pourris, bien plus pourris que tout ce qu’elle a fait. Je le trouve pas homogène, mais bon. Mitigée, mais satisfaite. J’suis une fan vendue anyway.
Non pas encore de pc en ce moment pour le mettre sur mon tel^^ par contre rayan Leslie, une vrai tuerie!!!
Ehhh et mon mail?
Aye et merci pour ton mail^^